
Nom: Égypte.
Superficie: 1.001.450 km2.
Littoral méditerranéen: 900 Km.
Population (données de la Banque Mondiale): 63,8 millions en 2000.
Croissance annuelle de la population (données de la Banque Mondiale): 1,9
%.
Répartition de la population (données de la Banque Mondiale): 45% urbaine, 55% rurale.
Indice de développement Humain (Rapport PNUD, 2001): 105 sur 162.
Répartition des secteurs productifs (données de la Banque Mondiale):
16,6% primaire, 34% secondaire et 49,4% tertiaire du PIB.
Accès à l’eau potable (Rapport PNUD, 2001): 95%.
Consommation annuelle d’énergie par habitant (système UICN): 861 Kw./heure.
Description géographique: Il n’y a qu’un dixième de la superficie totale du pays qui est cultivée ou construite. Il s’agit de la vallée et du delta du Nil, des oasis et la terre qui s’étend le long du canal de Suez. 90% du territoire est un désert. Le Nil prend sa source au Soudan et traverse l’Égypte sur 1495 km jusqu’à la Méditerranée au nord. De la frontière soudanaise jusqu’au Caire, le Nil coule dans une étroite vallée bordée de falaises. D’Idfu au Caire, la vallée a une largeur de 23 km, la plupart de la terre cultivable se trouvant sur la rive ouest. Près de la capitale, la vallée émerge dans le delta, une plaine en forme d’éventail dont le périmètre occupe 250 km de la côte méditerranéenne. Les sédiments déposés par les affluents font du delta la région la plus fertile du pays bien que la construction du barrage d’Assouan a gravement affecté ces apports.
Climat: Le climat se caractérise par une saison chaude de mai à septembre et une saison froide de novembre à mars. Les températures extrêmes durant ces deux saisons sont modérées par les vents du nord. Dans les régions littorales, les températures annuelles moyennes vont d’un maximum de 37ºC à un minimum de 14ºC. Il existe de grandes variations dans les déserts, avec un maximum de 46ºC pendant le jours et un minimum de 6ºc la nuit. En hiver, les températures nocturnes descendent jusqu’à 0ºC. La côte méditerranéenne est la zone la plus humide, la précipitation annuelle moyenne y étant de 200 mm. Les précipitations diminuent rapidement à mesure qu’on descend vers le sud. Au Caire, la moyenne pluviométrique est de 26 mm par an et dans certains points du désert, il peut ne pleuvoir qu’une fois en plusieurs années.
Ressources naturelles: L’Égypte a une grande variété de gisements de minéraux et certains comme l’or ou le granit rouge ont été exploités depuis l’Antiquité. Mais le plus apprécié est le pétrole qui se trouve principalement dans la région littorale de la Mer Rouge, à Al ‘Alamayn en Méditerranée et dans la péninsule su Sinaï. On extrait aussi des phosphates, du manganèse, du fer, de l’uranium et du gaz naturel.
Principaux problèmes environnementaux: Les principaux problèmes sont la qualité et la quantité d’eau, la croissance urbaine, la perte de sol, la pollution de l’air et les effets environnementaux du tourisme. Certains d’entre eux font obstacle aux efforts réalisés pour atteindre un développement économique et social du pays.
La plus grande partie de l’eau obtenue en Égypte provient du Nil. La qualité de cette eau est sérieusement menacée par les déchets industriels et agricoles non traités et les eaux résiduelles. De plus le barrage d’Assouan, achevé en 1970, a réduit le débit du Nil en retenant les sédiments nutritifs qui autrefois fertilisaient les terres cultivables du pays. En réduisant la quantité de sédiment dans le delta, ceci en entraîne la diminution ainsi que l’érosion du littoral par la mer menaçant donc les lagunes, importantes sources de poissons. Pour compenser la perte de sédiments, les agriculteurs sont obligés à utiliser plus de fertilisants chimiques ainsi que des herbicides et des pesticides qui contribuent à la pollution de l’eau.
L’importance et la rapide croissance de la population de l’Égypte a également causé des problèmes environnementaux. L’expansion de zones urbaines dans les zones agricoles affecte la terre cultivable déjà limitée dans la vallée et le delta du Nil. Les tentatives pour réduire la pression en créant des villes satellites dans le désert n’ont été qu’en partie un succès en raison de la difficulté à attirer personnes et industries dans ces environnements peu accueillants. Des zones urbaines densément peuplées comme Le Caire, Alexandrie, Al Mynia et Assouan se caractérisent par une pauvre qualité de l’air, qui empire à cause du laxisme pour faire respecter les mesures de réduction d’émissions des industries et du parc automobile. La pollution par le pétrole est intense sur tout le littoral méditerranéen.
Le tourisme est une importante source de revenus pour la croissance de l’Égypte. Cependant la construction et le ramassage des ordures peu contrôlés dans les nouveaux centres touristiques le long de la côte orientale ont sérieusement dégradé la qualité de l’eau de la Mer Rouge. De plus, les concentrations de touristes menacent les fragiles zones désertiques et de coraux marins tout le long de la côte.
Aucun des problèmes environnementaux dont souffre l’Égypte ne sont impossibles à résoudre. On a déjà commencé faire des tentatives pour en résoudre certains, comme par exemple une proposition pour créer un parc naturel dans la région du Sinaï.