
Nom: Algérie.
Superficie: 2.381.740 Km2.
Littoral méditerranéen: 1.200 Km.
Population (données de la Banque Mondiale): 30,4 millions d’habitants.
Croissance annuelle de la population (données de la Banque Mondiale):
1,7%.
Répartition de la population (données de la Banque Mondiale): 60%
urbana y 40% rural.
Indice de développement Humain (Rapport PNUD, 2001): 100 sur 162.
Répartition en secteurs productifs (données de la Banque Mondiale):
8,6% primaire, 60,3% secondaire et 31,2% tertiaire du PIB.
Accès à l’eau potable (Rapport PNUD, 2001): 94%.
Consommation annuelle d’énergie par habitant (système UICN) : 563 Kw./heure.
Description géographique: L’Algérie a quatre régions physiques clairement différenciées. La région du nord, le long de la côte méditerranéenne et qui s’étend vers l’intérieur entre 80 à 190 Km., est appelée Tell. Il s’agit d’une plaine étroite et discontinue le long du littoral avec de nombreuses vallées où se trouvent la plus grande partie de la terre cultivable d’Algérie. La région suivante, du sud au sud-ouest, est le haut plateau. Là, durant l’époque des pluies, plusieurs bassins reçoivent l’eau et de grands lacs se forment. Quand ces lacs sèchent, ils deviennent des plaines salées. Au sud, se trouvent les montagnes de l’Atlas du Sahara. La quatrième région qui comprend plus de 90% du total du pays, c’est le Sahara algérien. La plus grande partie de ce désert est recouvert de pierraille sauf le Grand Erg oriental et le Grand Erg Occidental qui sont de vastes régions de dunes de sable.
Climat: : Au nord, la région de Tell a un climat typiquement méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers doux et pluvieux. En été et en hiver, les températures moyennes sont respectivement de 25ºC et 11ºC. C’est la région la plus humide d’Algérie avec une précipitation annuelle qui va de 400 mm à 1000 mm. En été, un vent chaud et sec qui vient du Sahara souffle en direction du nord, c’est le siroco (Connu localement comme le Chehili). À mesure qu’on descend vers le sud, le climat est de plus en plus sec. Les précipitations annuelles sur le haut plateau et dans l’Atlas oscillent entre 200 et 400 mm. Le Sahara est une région aux températures diurnes extrêmes, du vent et très aride. La précipitation annuelle est inférieure à 130 mm.
Ressources naturelles: La plus grande richesse naturelle de l’Algérie est constituée par ses gisements de minéraux, particulièrement le pétrole, le gaz naturel, les phosphates et le fer. On trouve aussi du charbon, du plomb et du zinc. Les terres cultivées ne représentent que 3% du territoire et sont situées dans les vallées et les plaines de la région du littoral. Cependant ces terres fertiles sont pauvres en matière organique et sont sur-cultivées. Les plaines ont d’importants dépôts alluviaux tandis que les terres plus élevées ont des sols pauvres et ne permettent que le pâturage.
Principaux problèmes environnementaux: L’Algérie est le pays du Maghreb le plus avancé en ce qui concerne la conservation naturelle, avec une législation environnementale qui comprend des questions telles que la conservation de la nature, un système de zones protégées et des universités et institutions spécialisées dans la formation. Le gouvernement gère neuf parcs nationaux, cinq réserves et cinq zones spécifiques pour la chasse. D’autres zones protégées comprennent des forêts et des terrains réservés privés. Environ 24% du pays est inclus dans un système de zones protégées bien que seul 2, 5% (1997) est réellement protégé. Les parcs nationaux, comme l’énorme Parc National de Tassili N’Ajjer à l’est du pays sont une importante proportion du total.
L’eau est rare en Algérie. Cependant, la consommation par habitant est faible et l’approvisionnement en eau de la plupart de la population urbaine et rurale est assuré. Les bassins hydrographiques, touchés par l’érosion hydrique, sont l’objet de l’attention du gouvernement algérien qui a mis en place une politique de protection et de gestion intégrale pour 29 bassins et a également adopté d’autres mesures pour la gestion intégrale de l’eau comme la création d’un Conseil National ou l’adoption d’un nouveau Code des eaux.
La population a eu de graves effets sur ce fragile paysage. Les plus grosses menaces écologiques sont la déforestation et le brûlage des broussailles, la conversion de l’habitat de steppe à celui de terre cultivée et l’érosion du sol dû au surpâturage et les pauvres pratiques de culture. La pollution des eaux du littoral méditerranéen est généralisée. Les zones humides sont très menacées.
La pollution industrielle est très accusée sur la côte orientale du pays, particulièrement autour d’Annaba et Skikda ; La totalité des eaux résiduelles d’Alger vont à la mer sans être épurées. Et la pollution par le pétrole est intense. La pêche à la dynamite est commune. Conscient de ces problèmes, l’Algérie a lancé un Plan National d’Action pour l’Environnement et le développement durable.
L’Algérie s’est elle-même obligée à coopérer avec d’autres pays pour protéger la Méditerranée de la pollution et de la dégradation des habitats sensibles et de travailler pour atteindre une protection de plus de 5% de son territoire. Elle a ratifié la Convention Internationale sur les zones humides.