
Le bassin méditerranéen fait face à un grave processus de
diminution de la superficie des terres fertiles, dû au processus
continuel de perte et de dégradation des sols que subit l'ensemble
de la région depuis longtemps.
Le climat méditerranéen - caractérisé par des étés secs et chauds
et un régime de pluies irrégulier et imprévisible -, l'orographie
du terrain - aux grands versants s'ajoutent de grands déserts -,
joints à l'effet de l'action humaine et à d'autres facteurs
aléatoires comme la sécheresse, les incendies, les vents violents,
etc. font que les sols sont une ressource très menacée, exposée à
d'importants risques d’érosions. Effectivement, 78% des sols de la
zone sont considérés fragiles. Le niveau atteint par les dépôts de
sédiments qui s'accumulent dans les lacs et qui peut atteindre
jusqu'à 3% de leur volume dans certains pays, prouve cette
fragilité.
Les causes de cette dégradation des sols sont diverses et
proviennent en général d’une combinaison de facteurs humains et
naturels. Les mauvaises pratiques agricoles et d'élevage, la
dégradation et la diminution des surfaces forestières,
l'inadaptation et l’insécurité des régimes de propriété des terres
que l’on trouve dans certains pays méditerranéens, la
désertification ou l’extension des surfaces constructibles sont à
l'origine d'une bonne partie des processus de détérioration des
propriétés physiques, chimiques, biologiques et économiques du
sol.

Pour éviter ces processus, il faut insister sur la sédentarisation de la
population rurale, sur l'amélioration des systèmes traditionnels
d'exploitation agraire, sur la diversification des activités économiques
en milieu rural, sur l'adaptation de l'élevage à la capacité de charge des
zones en évitant la sur-exploitation des pâturages, et sur la lutte contre
les incendies tout en favorisant la régénération des forêts existantes et
le repeuplement forestier, entre autres.
Le Programme Azahar encourage les actions concernant les domaines suivants:
» Prévention et régénération des sols dégradés ayant subi une détérioration
de leurs propriétés physiques, chimiques, biologiques et économiques.
» Récupération de la couverture végétale et contrôle des eaux d’écoulement
superficiels et du débit des crues par des travaux de restauration
hydrologiques et forestiers.
» Prévention et/ou réduction de la perte durable de la végétation naturelle
et récupération des terres désertifiées ou dégradées.
» Réduction de la vulnérabilité des systèmes naturels à la sécheresse.
» Encouragement à l'utilisation des sources d'énergie substitutives - de
préférence énergies renouvelables - afin de réduire l'utilisation du bois
en tant que combustible.